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Le terme dinosaure est apparu en 1842. Cette appellation de "terribles lézards" a d'ailleurs créée une fausse image du dinosaure.
Pour une partie du public, ces reptiles terrifiants étaient bêtes et méchants, et ont disparu faute d'avoir su s'adapter.
Mais que sait-on des dinosaures en réalité ?
Chaque dinosaure possède ses propres caractéristiques. Bien que les paléontologues fassent des découvertes chaque année et qu'un nouveau dinosaure soit mis à jour régulièrement, la préhistoire est loin de nous avoir révélé tous ses secrets. L'appelation "dinosaure marin" ou "dinosaure volant" n'est pas scientifiquement correcte. On parle de reptile marin ou de reptile volant. |
Les dinosaures (Dinosauria) sont des Sauropsidés — groupe monophylétique regroupant les « reptiles » et les oiseaux (Aves) — dont les plus emblématiques représentants ont vécu depuis la fin du Trias (–220 Ma) jusqu'à la fin du Crétacé (–65 Ma) durant l'ère mésozoïque (ou ère secondaire). Des découvertes récentes semblent indiquer que leur apparition daterait du Trias moyen, voire du Trias inférieur, soit entre –220 Ma et –250 Ma).
Hormis les oiseaux, tous les taxons dinosauriens ont disparu plus ou moins précocement au cours du mésozoïque et la crise Crétacé-Tertiaire a définitivement éteint les dinosaures non aviens existant à la fin du Crétacé. La Pangée n'étant pas encore fragmentée au Trias, les dinosaures ont pu coloniser tous les continents à pied sec
Définitions
Le taxon des Dinosauria a été introduit par le paléontologue anglais Richard Owen en 1842 pour regrouper une « tribu ou sous-ordre distinct des Sauropsidés ». Le terme dérive du grec de???? (deinos : « formidable, terrible ») et de sa??a (saura : « lézard » ou « reptile »). Owen a choisi ce nom par référence à la crainte que pouvait inspirer leur taille, leurs dents et leurs griffes souvent impressionnantes. En effet, un grand nombre de dinosaures pouvaient être d'une taille considérable (plus de quinze mètres de long), ce qui leur a valu un succès certain. Toutefois, ces animaux pouvaient (et peuvent encore) aussi avoir une très petite taille (quelques centimètres). L'épithète spécifique de certains dinosaures correspond au nom des personnes qui les ont découverts.
Les découvertes récentes ont rendu plus difficile la distinction nette entre différents dinosaures cependant les squelettes fossiles trouvés semblent presque tous avoir des points communs avec ceux des Archosauriens. Les dinosaures postérieurs disposent de caractéristiques légèrement modifiées.
Les synapomorphies des dinosaures incluent par exemple une crête ovale sur l'humérus, un crâne diapside.
Taille
Comparaison de la taille d'un Diplodocus et d'un humain.
En se basant sur les fossiles découverts, il est certain que les dinosauriens étaient un groupe de grands animaux bien que leur taille moyenne a varié pendant les périodes du Trias, Jurassique et Crétacé. D'après le paléontologue Bill Erickson, le poids médian oscille entre 500 kg et 5 tonnes, une étude récente sur 63 genres de dinosaures a donné un poids moyen de 850 kg (comparable à celui d'un grizzly) et un poids médian de prêt de deux tonnes, soit autant qu'une girafe. En comparaison, le poids moyen des mammifères est de 863 grammes, soit celui d'un gros rongeur. Le plus petit des dinosaures découvert était plus grands que deux tiers des mammifères actuels. La majorité des dinosaures était plus grandes que 98% des mammifères existants.
Plus grand et plus petits dinosaures
Seule une petite fraction des animaux morts deviennent des fossiles, et seuls quelques spécimens découverts sont des fossiles complets, et les impressions de peaux et de tissus mous sont rares. La reconstruction d'un squelette d'une espèce en comparant la taille et la morphologie des os avec ceux d'une autre espèce similaire mieux connue est un art inexact, et faire la recomposition des muscles et des autres organes d'un spécimen est scientifiquement difficile. On ne sera donc jamais vraiment certain de la taille des plus grands et plus petits dinosaures.
Taille d'un Sauroposeidon comparé à un être humain.
Taille d'un Eoraptor comparé à un être humain.
Parmi les dinosaures, les sauropodes étaient gigantesques, les plus grands étaient un ordre de grandeur plus massif que tous les animaux ayant marché depuis sur la Terre. Des mammifères préhistoriques comme l'Indricotherium et le mammouth colombien étaient des nains comparés aux sauropodes. Seule une poignée d'animaux aquatiques contemporains les approchent ou les surpassent en taille, telle la baleine bleue, qui pèse 190 tonnes et atteint 33,50 mètres de long.
Le plus grand et plus lourd dinosaure connu à partir de squelettes complets où presque est le Brachiosaurus brancai (aussi connu comme Giraffatitan). Il mesurait 12 m de haut, 22,5 m de long, et aurait pesé entre 30 et 60 tonnes (pour mémoire un éléphant de savane d'Afrique, le plus grand animal terrestre du monde, pèse en moyenne 7,7 tonnes). Le plus long dinosaure issu d'un fossile complet est le Diplodocusqui faisait 27 m (Pittsburgh, Carnegie Natural History Museum, 1907).
Il y avait de plus grands dinosaures mais les données connues sont basées sur quelques fossiles fragmentaires. La plupart sont des herbivores découverts dans les années 70 ou après, incluant l'énorme Argentinosaurus, qui pouvait avoir pesé entre 80 et 100 tonnes, , le plus long de tous le Supersaurus de 40 mètres, et le plus grand le Sauroposeidon de 18 mètres, qui aurait put atteindre une fenêtre au 6ème étage.
Un dinosaure encore plus grand le Amphicoelias fragillimus, connu seulement de quelques vertèbres découvertes en 1878, pourrait avoir atteint 58 mètre de long et un poids de 120 tonnes. Le plus lourd aurait put être le peu connu et encore débattu Bruhathkayosaurus, qui pourrait avoir atteint de 175 à 220 tonnes.
Le plus grand carnivore était le Spinosaurus, qui atteignait une taille de 16 à 18 mètres et pesait 9 tonnes. D'autres grands carnivores incluaient les Giganotosaurus, Mapusaurus, Tyrannosaurus rex et Carcharodontosaurus.
Sans inclure les oiseaux contemporains comme le colibri, les plus petits dinosaures avaient la taille d'un corbeau ou d'un poulet. Les théropodes Microraptor et Parvicursor faisaient moins de 60cm de long.
Comportement
Un nid de Maiasaura découvert en 1978.L'interprétation du comportement des dinosaures est généralement basée sur la disposition des fossiles découverts, leur habitat, les simulations par ordinateur de leurs biomécaniques, et les comparaisons avec des animaux actuels situés dans la même niche écologique. Comme tel, la compréhension actuelle du comportement des dinosaures repose sur des spéculations, certaines qui resteront controversés pendant encore longtemps. Cependant, il y a un consensus sur le fait que certains courants qui sont communs chez les crocodiles et les oiseaux (les espèces les plus proches des dinosaures) soient aussi courants chez les dinosaures.
Troupeaux
La première évidence de troupeaux de dinosaures fut découverte en 1878 en Belgique à Bernissart. 31 Iguanodons semblaient avoir péris ensemble après être tombés dans un doline profonde et inondée. Malgré la découverte que ces squelettes étaient issus des trois événements distincts, d'autres sites de morts massives furent découverts. Ceux-ci, avec de nombreuses traces fossiles suggérèrent que les troupeaux où les hordes étaient communes dans beaucoup d'espèces. Les pistes des centaines, voir de milliers d'herbivores indiquait que les dinosaures à bec de canard pouvaient se déplacer en grands troupeaux, tel le bison ou le springbok. Des traces de sauropodes permirent de voir que ces animaux voyageaient en groupes composés de plusieurs espèces différentes, et d'autres gardaient les jeunes au milieu du troupeau afin de les protéger, d'après les traces au Davenport Ranch au Texas.
Nids
La découverte en 1978 par Jack Horner du nid du Maiasaura ("dinosaure bonne mère") au Montana démontra que les soins parentaux duraient bien après l'éclosion chez les ornithopodes. Il y a aussi des preuves que d'autres dinosaures du crétacé comme le sauropode Saltasaurus (découvert en 1997 en Patagonie) avaient des comportements similaires, et que ces animaux se regroupaient en immenses colonies nidificatrices comme celles des manchots. L'Oviraptor de Mongolie a été découvert (1993) dans une position de couvaison comme celle de la poule, ce qui signifie qu'il était recouvert d'une couche de plumes isolantes qui gardait l'oeuf au chaud. Des pistes fossiles ont aussi confirmé le comportement maternel parmi les sauropodes et les ornithopodes de l'île de Skye. Des nids et des œufs ont été trouvé pour la plupart des principaux groupes de dinosaures, et il apparait probable que les dinosaures communiquaient avec leurs petits d'une manière similaire aux oiseaux et aux crocodiles actuels.
Accouplement et communication
Vue d’artiste de deux Centrosaurus, ceratopsidaes herbivores de la fin du Crétacé en Amérique du Nord. Les crêtes de certains dinosaures, comme les marginocephalians, les théropodes et les hadrosauridaees, pourraient avoir été trop fragile pour une défense active et donc seraient probablement utilisé pour les parades sexuelles ou comme intimidation, bien qu'il existe peu d'élément sur le territorialisme et l'accouplement des dinosaures.
La nature des communications entre dinosaures reste aussi énigmatique, mais des découvertes récentes suggèrent que la crête creuse des lambeosaurines pourrait avoir fonctionné comme une caisse de résonance utilisé pour une grande variété de vocalisations.
Chasse
D'un point de vue comportemental, l'un des fossiles les plus important de dinosaure a été découvert dans le désert de Gobi en 1971. Il incluait un Velociraptor attaquant un Protoceratops, prouvant physiquement que les dinosaures s'attaquaient et se mangeaient entre eux. Bien que le cannibalisme parmi les théropodes ne soit pas une surprise , il a été confirmé par des traces de dents sur un fossile de Madagascar en 2003.
Déplacement
Basé sur les preuves fossiles existantes, il n'y avait aucune espèce de dinosaure fouisseur et peu de dinosaures grimpeurs. Puisque l'expansion des mammifères au cénozoïque vit l'apparition de nombreuses espèces fouisseuses et grimpantes, le manque de preuves pour des espèces de dinosaures similaires est quelque peu surprenant.
Une bonne compréhension de comment les dinosaures se déplaçaient est la clef des modèles de comportements des espèces. La biomécanique en particulier a fourni de nombreux éléments comme par exemple la détermination de la vitesse de course des dinosaures d'après l'étude des forces exercées par leurs muscles et la gravité sur la structure de leur squelette, savoir si les diplodocides pouvaient créer un bang supersonique en balayant l'air avec leur queue en forme de fouet, déterminer si les théropodes géants devait ralentir quand ils coursaient leurs proies pour éviter des blessures mortelles, et si les sauropodes pouvaient flotter.
Métabolisme
Une étude française sur la composition isotopique en oxygène des dents et os de 80 dinosaures du Crétacé (sauropodes, ornithopodes, théropodes) a montré que ceux-ci devaient être homéothermes. Le rapport 18O/16O — qui dépend de la température interne de l'animal vivant — est identique à celui des mammifères et oiseaux, homéothermes, et diffère nettement de celui des reptiles actuels, ectothermes, et des chéloniens et crocodiliens fossiles du Crétacé. La présence de structures de Havers (micro-canaux entourés d'une couche d'os concentrique au sein des squelettes) dans les os fossilisés serait également un élément en faveur caractère endotherme. Une autre équipe, de Floride, a estimé que la température était proportionnelle à la masse et au taux de croissance, allant de 25 °C pour les petits dinosaures jusqu'à 41 °C pour les plus grands [25]. Ils ont appliqué un modèle numérique, permettant d'estimer la température corporelle en fonction de la taille et du rythme de croissance, à huit espèces, du psittacosaure (Psittacosaurus mongoliensis, 12 kg) à l'apatosaure (Apatosaurus excelsus, 26 000 kg). D'après cette équipe, la température interne de Sauroposeidon proteles, le plus lourd des dinosaures connus (60 tonnes), devait atteindre 48 °C. Ce modèle tendrait donc à prouver que les gros dinosaures étaient chauffés par « homéothermie inertielle ».
La crise crétacé-tertiaire (crise K-T) ou « l'extinction des dinosaures »
La disparition des dinosaures donna naissance à des milliers de théories, certaines farfelues comme la destruction des dinosaures par des extraterrestres, et d'autres plus probables et scientifiquement testables. Il convient toutefois de noter que l'extinction des dinosaures est un problème sémantique : les dinosaures ne sont pas éteints puisqu'il subsiste des oiseaux.
En revanche, il y a bien eu une crise à la fin du crétacé, il y a 65 Ma. Bien que cette dernière ait eu un impact moyen sur la biodiversité en général (si on la compare à la crise permo-triasique ou même à celle de l'ordovicien) et qu'elle a surtout décimé des organismes marins tels les foraminifères et non des organismes terrestres dont l'extinction relative est beaucoup moins élevée, elle est devenue très célèbre en raison de la sur-médiatisation relative aux dinosaures.
La comparaison du taux d'extinction taxon par taxon montre que certains des clades contemporains des dinosaures ont été très affectés (tels les plésiosaures et les ptérosaures) et d'autres beaucoup moins (crocodiliens et chéloniens par exemple). Même si cette crise a effectivement causé l'extinction de la plupart des taxons dinosauriens vivant à la fin du crétacé, de nombreux taxons se sont éteints avant, pas parce que les dinosaures étaient dans un déclin prédictible mais par le simple fait de l'extinction continue d'espèces au cours des temps géologiques.
Les causes les plus probables ayant induit la crise K-T sont :
la chute d'une météorite de plusieurs dizaines de kilomètres de diamètre provoquant une catastrophe majeure qui, par le biais de débris dus à la collision, plongea la Terre dans l'obscurité et le froid pendant plusieurs années, empêchant ainsi la photosynthèse, ce qui induisit un appauvrissement massif en plantes et surtout en plancton et conduisit à l'extinction de nombreuses espèces dépendants de ces ressources quel que soit leur niveau trophique. Cette théorie, de nos jours très argumentée (cratère de Chicxulub au Mexique daté de –65 Ma), permet notamment d'expliquer dans une certaine mesure les survies différentielles des taxons , éruptions à la fin du crétacé d'un supervolcan (trapps du Deccan, en Inde) pendant une période assez courte au niveau des temps géologiques, provoquant un cataclysme planétaire en modifiant le climat et empêchant la photosynthèse en plongeant la Terre dans l'obscurité par le biais de nuages de cendres. Cette théorie est aussi argumentée que la théorie précédente, entre autres par la datation de –65 Ma des trapps du Deccan, dont la superficie équivaut à plusieurs fois la France, et par des résultats sur la baisse de la luminosité à la surface de la Terre lors de l'éruption récente du Pinatubo (avril 1991) aux Philippines. Cette théorie recoupe en partie celle de la collision météorique , régressions marines très importantes à la fin du crétacé changeant la conformation et l'étendue des milieux littoraux et benthiques tout en induisant un important changement climatique. Cette théorie est elle aussi basée sur des preuves solides et on sait maintenant qu'une très grande régression marine a eu lieu au crétacé supérieur. Ces trois théories sont basées sur des faits et la crise K-T pourrait être la conséquence de la quasi-simultanéité de ces trois événements. Les avis divergent en ce qui concerne l'importance relative de chacun d'eux.
Les représentants actuels des dinosaures
un œuf de dinosaureLe premier fossile d'oiseau, l'Archæopteryx, du Jurassique supérieur, a été découvert en Bavière dans les années 1860. Sa grande ressemblance avec certains petits dinosaures carnivores bipèdes, comme les Compsognathus, a immédiatement fait apparaître la théorie selon laquelle les oiseaux descendaient d'une espèce appartenant à ce groupe de dinosaures, les Cœlurosauriens.
Pendant un siècle, la théorie est restée très controversée, voire rejetée. En effet, les oiseaux ont des clavicules, quand les cœlurosauriens n'en avaient pas.
Dans les années 1970, cependant, des Cœlurosauriens dotés de clavicules ont été découverts, et la théorie dinosaurienne sur l'origine des oiseaux est redevenue dominante.
Certains scientifiques pensent que le développement des plumes pourrait être plus ancien que l'apparition des cœlurosauriens, mais en 2005, aucune découverte irréfutable ne conforte cette thèse.
Les oiseaux ne descendent pas du tout des reptiles volants, les Ptérosaures, qui sont un groupe (ou clade) cousin des Dinosaures, au sein du groupe plus large des Archosauriens (Dinosaures, Crocodiles, Ptérosaures…).
Reptiles contemporains aux dinosaures
De nombreux reptiles qui vivaient aux mêmes périodes géologiques que les dinosaures ont parfois été confondus avec les dinosaures par le cinéma ou la littérature, alors qu'ils ne sont pas scientifiquement classés comme tel. Les plus connus sont :les ptérosaures (reptiles volants) incluant le ptéranodon et le ptérodactyle
les plésiosaures, les pliosaures, les mosasaures et les Ichthyosaures (reptiles marins).
Histoire de leur étude
On connaît des fossiles de dinosaures depuis des millénaires, sans que leur vraie nature soit comprise. Pour les Chinois c'étaient des os de dragons, pour les Européens des restes des Géants et d'autres créatures tuées par le Déluge. Les premières espèces identifiées et baptisées furent l'iguanodon, découvert en 1822 par le géologue anglais Gideon Mantell, qui a remarqué des similitudes entre ses fossiles et les os de l'iguane contemporain. Le premier article scientifique sur les dinosaures parut deux ans après, il fut publié par le révérend William Buckland, professeur de géologie à l'université d'Oxford, et concernait Megalosaurus bucklandii, dont un fossile avait été découvert près d'Oxford. L'étude de ces « grand lézards fossiles » fit l'objet d'un grand intérêt dans les cercles scientifiques européens et américains, et le paléontologiste anglais Richard Owen inventa le terme « dinosaure » en 1842. Il remarqua que les restes précédemment trouvés (Iguanodon, Megalosaurus et Hylaeosaurus) avaient de nombreux caractères en commun, et décida de créer un nouveau groupe taxonomique. Avec l'aide du prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, mari de la reine Victoria, il créa le Muséum d'histoire naturelle de Londres, à South Kensington (Natural History Museum), pour exposer la collection nationale de fossiles de dinosaures, ainsi quelques autres objets d'intérêt botanique et géologique.
En 1858 le premier fossile de dinosaure américain fut découvert, dans des marnières près de la petite ville de Haddonfield, dans le New Jersey (ce n'est pas le premier fossile de dinosaure trouvé en Amérique, mais le premier identifié comme tel). L'animal fut nommé Hadrosaurus foulkii, du nom de la ville et de son découvreur : William Parker Foulke. Cette découverte fut très importante car il s'agissait du premier squelette presque complet découvert, et il mettait en évidence sans doute possible que l'animal était bipède. Jusqu'alors la plupart des scientifiques croyaient que les dinosaures marchaient à quatre pattes comme les lézards. Cette découverte marqua le début d'une chasse aux fossiles de dinosaures aux États-Unis. La lutte acharnée entre Edward Drinker Cope et Othniel Charles Marsh fut connue sous le nom de « guerre des os » (Bone Wars). Leur querelle dura presque 30 ans, et finit en 1879 quand Cope mourut après avoir dépensé toute sa fortune dans cette quête. Marsh sortit vainqueur, grâce surtout à l'aide financière de l'Organisation Géologique des États-Unis (United States Geological Survey). La collection de Cope se trouve aujourd'hui au muséum d'histoire naturelle de New York, celle de Marsh au muséum d'histoire naturelle de Peabody, à l'université Yale.
Depuis, la recherche de fossiles s'est étendue à toute la surface du globe, y compris en Antarctique, où un Nodosaurid ankylosaurus fut découvert en 1986, sur l'île de Ross. C'est cependant en 1994 qu'un dinosaure habitant réellement l'Antarctique, Cryolophosaurus ellioti, fut décrit dans un journal scientifique. Les zones particulièrement intéressantes sont aujourd'hui l'Amérique du Sud, et surtout l'Argentine, et la Chine, dont le sous-sol a révélé de nombreux squelettes très bien conservés.
Contestation créationniste
D'après les créationnistes, l'extinction des dinosaures et leurs fossiles ne remonteraient qu'à quelques milliers d'années. Cette hypothèse se fonde notamment sur la découverte récente de tissus mous, en relativement bon état de conservation. L'interprétation donnée par les scientifiques qui ont fait cette découverte n'a cependant rien à voir puisque ces "tissus", en fait des traces minéralisées de collagène, ont été retrouvés à l'abri d'une gangue de grès datée de 68 Ma qui permet la dispersion des enzymes responsables de la décomposition des tissus généralement observée avec les autres fossiles.
Classification des dinosaures:
Il n'y a pas encore si longtemps, on classait dans les dinosaures: les Ichthyosaures, les pliosaures, les pléistosaures (3 groupes de reptiles aquatiques) et les ptérosaures (reptiles volants) qui, aujourd'hui, sont considérés comme des lignées évolutives indépendantes des dinosaures parmi les reptiles ayant vécu au Mésozoïque. Les dinosaures étaient un groupe d'animaux extrêmement divers , selon une étude de 2006, 527 genres de dinosaures ont été décrits avec certitude, et plus de 1 844 genres sont encore à classer[28] ,[29]. Certains d'entre eux étaient herbivores, d'autres carnivores. Certains dinosaures étaient bipèdes, d'autres étaient quadrupèdes et certains, tels Ammosaurus et Iguanodon, pouvaient marcher aussi bien sur deux ou quatre pattes.
Les dinosaures sont nommés de façon précise selon leur genre et leur espèce. Souvent, ce nom d'espèce est donné en fonction du nom du lieu de sa découverte comme Saltasaurus, le dinosaure de la rivière Salta en Argentine, en fonction d'une particularité anatomique comme le Triceratops, la face à trois cornes, ou en fonction du nom d'un paléontolongue connu comme Othnielia pour Othniel Charles Marsh. Avec l'essor de la paléontologie, les noms d'espèces s'internationalisent. Les racines grecques et latines sont remplacées parfois par des racines chinoises, mongoles ou africaines comme Nqwebasaurus venant du xhosa une langue d'Afrique du Sud.
Depuis 1989, d'importants travaux de fouilles sont menés autour de la ville d'Espéraza (Aude), dans la Haute Vallée de l'Aude. Les résultats de ces recherches scientifiques ont permis la fondation en 1992 du premier musée européen entièrement consacré aux dinosaures.
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